Partager l'article ! G. Corneau à Besançon en mars 2010: L'association Com'Unique a invité Guy CORNEAU. Soleilyfiesta (partenaire de Com'Unique) a intervi ...
L'association Com'Unique a invité Guy CORNEAU. Soleilyfiesta (partenaire de Com'Unique) a interviewé le conférencier :
RETROSPECTIVE
A l’issue de sa conférence au Kursaal de Besançon en mars dernier, Guy Corneau s’est confié à Soleil y Fiesta.
L’écrivain et psychanalyste évoque son titre phare « Le meilleur de soi » où il rappelle l’importance de la créativité et de l’inconscient. Il nous parle aussi de ses souffrances et de son combat, gagné, contre le cancer.
M. Corneau, vous vous définissez comme un psychanalyste Jungien, ça veut dire quoi ?
Après mes études, j’ai étudié à l’Institut Jung de Kuesnach près de Zurich. Freud a inventé la psychanalyse, l’idée du rapport avec l’inconscient et Jung, qui était son dauphin, a crée sa propre école. Il a élargi la théorie de l’inconscient personnel de Freud en proposant le concept de l’inconscient collectif.
Présentez-nous votre ouvrage « Le meilleur de soi » paru en 2007 ?
La question centrale de cet ouvrage est la suivante : qu’est-ce qui nous empêche d’aller vers notre créativité profonde ? Quels obstacles rencontrons-nous au niveau de notre personnalité ? Les personnes qui ne se sentent pas comprises se mettent à l’écoute des autres, pensent n’être que “de bonnes oreilles” et s’éloignent de leur créativité. La deuxième partie du livre traite de notre manière de nourrir notre créativité profonde. Il faut contempler des choses qu’on aime pour nourrir le pôle le plus lumineux de notre être. La plupart du temps, bonheur et malheur arrivent et repartent par accident dans nos vies. On est plus libres que l’on ne le pense par rapport à nos états intérieurs. La dernière partie de l’ouvrage évoque l’aspect transpersonnel, le pont existant entre psychologie et spiritualité. On peut aller vers le meilleur de soi sans longue psychothérapie ou longue psychanalyse.
Le meilleur de nous est-il toujours… en nous ?
Oui. Il faut au quotidien faire des efforts pour aller vers la partie la plus lumineuse de notre être. Il faut montrer de l’audace pour y arriver.
L’un des actes fondateurs de toute votre bibliographie est l’analyse d’un mal-être. Vous nous en parlez ?
Mon premier livre, en 1989, était “Père Manquant, Fils manqué” et traduisait un malaise intérieur profond. Pour moi, mon père fut absent d’esprit et absent affectivement. En tant qu’homme, j’ai souffert de manque de père. Quand mon père a lu mon livre, il a bien réagi et s’est efforcé d’être plus près de ses enfants dont il s’était éloigné par inconscience. Malgré tout, je pense qu’en psychologie, on est trop prompts à condamner les mères. Mon deuxième livre “N’y a-t-il pas d’amour heureux” pose la question suivante : que répète-t-on des rapports avec nos parents dans les rapports amoureux ?
Pour finir, j’aimerais parler un peu de vous. Comment va Guy Corneau aujourd’hui ?
Je vais très bien. Je suis en train d’écrire un nouveau livre qui évoque le cancer dont je suis tiré d’affaire aujourd’hui. En ce moment, je suis dans des projets créateurs et j’ai un nouvel amour.
Comment la maladie vous a-t-elle permis de “relire” votre propre histoire ?
Vous savez, dans une vie comme la mienne remplie de succès, on s’emballe et on peut être amené à négliger la relation amoureuse ainsi que nos élans créateurs. J’ai négligé cet aspect là et c’est un des facteurs de mon cancer. J’ai manqué de fidélité à certains aspects de moi-même.
Pour finir, un petit mot sur l’Association Com’Unique ?
Ils ont su fédérer plusieurs associations et c’est un exemple en 2010 : il faut laisser de côté les “guerres” de territoire. J’ai trouvé les gens de Com’Unique épatants. Ils m’ont superbement accueilli et m’ont témoigné beaucoup de générosité. A l’occasion de cette conférence, j’ai aussi découvert… la belle fluidité de Besançon !
Propos recueillis par Alexandre Arbey
Nous vous invitons à aller découvrir l'article dans son format original (page 22) http://www.soleilyfiesta.com/v2/images/n34.pdf